• Boîte à portrait de Louis XIV
    Boîte à portrait de Louis XIV

Boîte à portrait de Louis XIV

Ce joyau historique à la gloire de Louis XIV a été acquis par la Société des Amis du Louvre lors de la dispersion de la prestigieuse collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, à la troisième vacation du 24 février 2009. Le bijou a heureusement conservé sa riche garniture : sur la face quatre-vingt douze diamants brillent autour du buste émaillé du roi, sommé de la couronne fleurdelisée ; au revers, tout en émail, le chiffre royal au double L entrelacé est environné de rinceaux. 

Boîte à portrait de Louis XIV

Auteur
Jean I Petiot (1607-1691)
Dimension
H : 7,2 cm ; L 4.6 cm
Période
vers 1680
Date de l'oeuvre
1680
Département de l'oeuvre
Département des Objets d'art
Date d'acquisition
2008

Dans la première moitié du XVIIe siècle, ces boîtes abritant des portraits en miniature, de forme ronde, ovale ou carrée, sont d'abord des objets de sentiment. À partir des années 1660, Louis XIV fait de ces objets précieux des instruments du pouvoir royal, distribués par centaines comme marques de distinction honorifique aux dignitaires étrangers, aux hommes de guerre et aux fidèles serviteurs de la monarchie.

Pendant une vingtaine d'années, deux orfèvres-bijoutiers logés aux galeries du Louvre, Laurent Le Tessier de Montarsy (?-1684), et son fils Pierre (1647-1710), en sont les principaux fournisseurs. Les médaillons du souverain sont majoritairement l'oeuvre du miniaturiste Jean I Petitot (1607-1691), qui a été attaché à la Cour des Stuarts, avant de venir mettre son talent inégalé d'émailleur au service de Louis XIV. La richesse de leur garniture en or et pierreries a causé la perte de la plupart de ces boîtes trop coûteuses. En dehors de celle-ci, seules deux autres sont connues : l'une conservée à Bologne, remise au poète Malvasia en 1681, qui a gardé tous ses diamants, tandis que l'autre destinée au Grand Pensionnaire Hensius en 1683 n'est plus qu'une carcasse émaillée, sans ses pierres (musée de La Haye). La boîte provenant de la collection de Pierre Bergé est sans doute la plus ancienne qui nous soit parvenue : l'âge apparent du roi incite à proposer une date proche de 1670.