Cuivre doré, émail champlevé, partiellement cloisonné.
H. max. 11,3 cm ; L. max. 14,7 cm.
Provenance : Ancien trésor de la cathédrale de Vladimir au XIXe siècle ; musée de l'Ermitage (après 1903) à Leningrad ; vendue par le gouvernement soviétique vers 1920-1930 ; commerce d'art parisien.
Don des Amis du Louvre en 1934.
N° inventaire : OA 8261
Prix d'acquisition : 200 000 F
Département des Objets d'art
Aile Richelieu
1er étage, salle 2 (audioguide n° 6013)
Tous les jours sauf le mardi, de 9h à 18h et de 9h à 21h45 les mercredi et vendredi
|
Armilla : la Résurrection
Meuse, v. 1170-1175. L'armilla, bracelet d'apparat destiné à être fixé à la hauteur de l'épaule, aurait été retrouvée dans le tombeau du prince André Bogoloubski (mort en 1174) dans la cathédrale de l'Assomption à Vladimir. Son pendant, représentant la Crucifixion, aujourd'hui à Nuremberg, était également conservé dans un couvent de la région de Vladimir au XIXe siècle. On a donc suggéré que les deux bracelets, chefs-d'oeuvre de l'art mosan des environs de 1170-1175, avaient pu être offerts au prince russe par Frédéric de Barberousse qui en possédait une paire analogue.
Le style classique de l'armilla est issu des plus hautes traditions de l'art mosan, ravivé aux sources byzantines (dessin des anges et du Christ), mais préfigure aussi magistralement l'art du célèbre orfèvre Nicolas de Verdun. Ainsi, grâce à ce don, non seulement l'un des plus beaux et des plus célèbres émaux mosans entrait au Louvre, mais également l'une des rares oeuvres qui permette de comprendre la genèse de l'humanisme gothique au sein même de l'art roman.
|