Bois (peuplier).
H. 43,4 cm ; L. 63,3 cm.
Provenance : Borgo Sansepolcro, église San Francesco, maître-autel, jusqu'en 1578 ; Borgo Sansepolcro, couvent San Francesco ; Paris, coll. P. de Saint Victor ; vente Saint Victor, Paris, 1882 ; coll. H. Porgès ; vente H. Porgès, 1907 ; Paris, coll. P Cailleux ; acquis à Paris (marché de l'art), 1965.
Don des Amis du Louvre en 1965.
N° inventaire : RF 1965-2
Prix d'acquisition : 400 000 F
Département des Peintures
Aile Denon
1er étage, salle 4 (audioguide n° 4179)
Tous les jours sauf le mardi, de 9h à 18h et de 9h à 21h45 les mercredi et vendredi
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Stefano di Giovanni, dit SASSETTA Connu à Sienne à partir de 1426 - Sienne, 1450
Le Bienheureux Rasini délivre quatre-vingt-dix pauvres gens d'une prison de Florence
L'attribution du tableau à Sassetta, le plus grand peintre du Quattrocento siennois, et sa provenance étaient bien établies quand celui-ci vint rejoindre, sur les cimaises du musée, trois grands panneaux de l'artiste conçus pour le même ensemble : son format et son iconographie confirment de surcroît son appartenance à la prédelle de l'ambitieux polyptyque double face commandé en 1437 par les moines du couvent San Francesco de Borgo Sansepolcro à Sassetta, venu lui-même, en 1444, veiller à son installation sur le maître-autel de l'église, au-dessus de la tombe d'un saint homme local du nom de Ranieri Rasini (mort en 1304). Au revers du retable, sous l'image de saint François en extase (Settignano, Fondation Berenson), encadrée de huit épisodes de sa vie (Chantilly, musée Condé, et Londres, National Gallery), une prédelle composée de quatre éléments - dont trois ont subsisté (un à Berlin, Gemäldegalerie, deux au Louvre) - retraçait l'histoire du bienheureux Ranieri. Ce panneau représenterait la délivrance miraculeuse par le saint de quatre-vingt-dix pauvres gens retenus dans les prisons de Florence, qui lui avaient demandé de l'aide. La fascination qu'exerce la peinture de Sassetta tient aux ambiguïtés de son génie, à ce mélange, très personnel, de fantaisie, de feinte naïveté et d'une rigueur toute « florentine » dans le rendu de la perspective.
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