Bronze coulé et gravé.
H. 61 cm ; L. 15 cm.
Provenance : Anc. coll. Jean-Paul Barbier ; vente Barbier, Paris, 1970 ; vente Paris, 1974.
Don des Amis du Louvre en 1974.
N° inventaire : AO 25585
Prix d'acquisition : 52 585 F
Département des Antiquités orientales
Aile Sully (aile Sackler)
Rez-de-chaussée, salle 11
Tous les jours sauf les mardi et vendredi, de 9h à 18h
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Blindage de carquois
Louristan, Iran, VIIIe - VIIe siècle av. J.-C. Les carquois étant normalement en matériau léger, vannerie ou toile tendue, il n'en subsiste rien sauf dans le cas exceptionnel où ils étaient revêtus d'un blindage de métal, matériau coûteux qui en faisait un objet d'apparat. C'est surtout dans les pays voisins de l'Assyrie, en Ourartou et au Louristan, que des plaques de carquois en bronze décoré ont été retrouvées. Celui-ci est caractéristique de la maîtrise à laquelle sont parvenus les bronziers du Louristan, sans doute vers la fin du VIIe siècle. Le décor d'animaux et de génies mythologiques témoigne de la pérennité des inventions iconographiques de l'Iran : ainsi, ces dragons ailés à tête de rapace, aux cous démesurément allongés et entrelacés, sont représentés sur des sceaux-cylindres de Suse dès le IIIe millénaire et se retrouvent sur des vases d'orfèvrerie de la fin du IIe millénaire fabriqués dans la région de Marlik. Dans le panneau central est figuré un génie maîtrisant des oiseaux, canards et rapaces. Ce « maître des animaux » est une créature mythologique bien connue de l'art de l'Iran, apparue dès le IVe millénaire. Il est ici vu de face, attitude extrêmement rare selon les conventions de l'art oriental ancien, où les personnages sont normalement figurés de profil, et qui semble réservée à des images à destination magique cherchant à établir un contact des yeux avec le spectateur : c'est le cas du « Gilgamesh » des reliefs assyriens, ou de la Gorgone grecque, qui pétrifiait de son regard. Des sortes de vautours très réalistes sont posés au registre supérieur de l'objet, et au registre inférieur des rapaces en vol déchiquettent leur proie.
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