Toile.
H. 77 cm ; L. 65 cm.
Provenance : Coll. Dr Etienne-Jean Georget ; Baden-Baden, coll. Dr Lachèze ; coll. Charles Jacque, 1868 ; coll. duc de Trévise, 1920 ; vente Galerie Charpentier, 1928.
Don des Amis du Louvre en 1938.
N° inventaire : RF 1938-51
Prix d'acquisition : 319 500 F
Département des Peintures
Aile Sully
2e étage, salle 61 (audioguide n° 4103)
Tous les jours, sauf les mardi, jeudi et dimanche, de 9h à 18h et de 9h à 21h45 le mercredi.
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Théodore GERICAULT Rouen, 1791 - Paris, 1824
La Folle monomane du jeu
Ce tableau fait partie d'une série de dix études d'aliénés peintes par Géricault entre 1819 et 1822 pour son ami le docteur Etienne-Jean Georget, aliéniste et médecin-chef de l'hôpital de la Salpêtrière à Paris. Nous ne connaissons plus que cinq de ces études, découvertes en 1863 par Louis Viardot à Baden-Baden, où les aurait laissées le docteur Lachèze. Le Louvre conserve ici l'une des études les plus saisissantes, mais on peut regretter qu'elles n'aient pas été acquises dans leur totalité lorsqu'elles furent proposées en 1866, sans succès, aux musées français, par l'intermédiaire du peintre Henri Harpignies. Par la suite, ces tableaux entrèrent dans la collection du peintre Charles Jacque et se trouvent aujourd'hui dispersés : le Monomane du vol d'enfants à Springfield ; le Monomane du vol à Gand ; le Monomane du commandement militaire à Winterthur ; la Monomane de l'envie à Lyon. La destination de ces « portraits de fous » est inconnue ; disciple d'Esquirol, le docteur Georget en avait-il besoin pour illustrer son enseignement ? En tout cas, ces bouleversantes effigies témoignent de l'intérêt de l'époque pour le phénomène psychiatrique, le lien entre le physique et le psychique, et l'attention nouvelle portée au traitement des malades, dont Géricault nous dit avec une acuité poignante la douloureuse humanité.
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