Gouache, or et encre sur papier.
H. 20 cm ; L. 18 cm (miniature) H. 37 cm ; L. 26 cm (folio)
Provenance : IVe volume du Siyar-e-Nabi de Murad III copié au XVIIIe siècle (musée des Arts turcs et islamiques, n° 197) ; coll. de la princesse Seadetlü Bâsh-Rukhshâh Qadîn Haretleri en 1753 ; coll. du major R.G. Gayez-Anderson au Caire entre les deux guerres ; démembré par lui en 1939. Pour les pages présentées : vente, Paris, 1994.
Don des Amis du Louvre en 1994.
N° inventaire : MAO 927-928
Prix d'acquisition : 788 000 F
Département des Arts de l’Islam
Aile Richelieu
Entresol, salle 13 (présentation par roulement)
Tous les jours sauf le mardi, de 9h à 18h et de 9h à 21h45 les mercredi et vendredi
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Le Miracle des abeilles La Bataille de Badr
Turquie, Istanbul, ateliers impériaux (naqqash-khane), 1594-1595. Les registres du palais impérial indiquent qu'en 1594-1595 Murad III commande une version de Siyar-e-Nabi, la vie du Prophète composée par Mustafa Darir.
A l'origine, l'ouvrage comptait six volumes riches de plus de huit cents miniatures, ce qui en fait, d'une part, le plus complet - et l'un des plus élaborés - des manuscrits à peinture ottomans du XVIe siècle et, d'autre part, le plus grand cycle de peinture religieuse jamais réalisé en Islam. En 1939, le IVe volume fut dépecé et 137 pages furent vendues au collectionneur Chester Beatty. Les 56 autres furent dispersées entre plusieurs acheteurs. Une trentaine sont réapparues depuis 1984 (date à laquelle le Louvre acheta une autre page, MAO 708).
C'est donc un témoignage capital de l'art du livre ottoman qui est venu enrichir la collection de miniatures de la section Islam. La première page illustre le miracle des abeilles : Ali, coiffé d'un turban vert, transportant miraculeusement à la demande du Prophète les abeilles de Abbas jusqu'à Médine au moment de l'exil de la première communauté musulmane. La seconde retrace la bataille de Badr, qui opposa en 624 les Mecquois aux premiers musulmans réfugiés à Médine. L'apparition de l'archange Gabriel venu soutenir le Prophète Muhammad provoque la stupeur des troupes, qui se masquent les yeux.
La mise en page simple et efficace servie par des couleurs posées en aplat est caractéristique de l'art du livre ottoman dont Murad III fut un grand mécène.
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