Céramique siliceuse, décor ajouré peint sous glaçure et « à sgraffiato »
H. 40 cm
Provenance : Anc. coll. Acheroff
Don des Amis du Louvre en 1970
N° inventaire : MAO 442
Prix d'acquisition : 25 000 F
Département des Arts de l’Islam
Aile Richelieu
Entresol, salle 6, vitrine 7 (audioguide n° 2013)
Tous les jours sauf le mardi, de 9h à 18h et de 9h à 21h45 les mercredi et vendredi
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Aiguière à tête de coq
Iran, Kashan, 1210-1220 Cette aiguière combine plusieurs traits qui en font un objet remarquable. Elle s’inscrit dans une série de verseuses à tête de coq dont le prototype est à chercher dans la céramique chinoise d’époque tang. Un groupe d’aiguières « à tête de coq » iraniennes partage avec bouteilles et pichets la particularité d’avoir reçu une panse « réticulée ». A la base, en dessous de « feuilles de saule », caractéristiques de Kashan, court un poème à la louange du vin, en contradiction avec l’appellation d’aiguière. L’œil démesurément agrandi, fréquent sur ces objets, pourrait avoir une fonction prophylactique.Sur la panse, un réseau végétal où se mêlent têtes d’animaux et bustes humains est une illustration de l’arbre wak-wak, commun aux cosmographies chinoises et arabes. Le wak-wak est progressivement associé à la quête du savoir par Iskandar (Alexandre) et conté dans la grande épopée iranienne, le Shahnameh. L’aiguière du Louvre, seule de la série à porter un tel décor, illustre, suivant le mot de J. Baltrusaitis, « une fusion des traditions décorative et fabuleuse ».
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