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Demi-plafond

En 2014, la Société des Amis offrait au musée du Louvre deux dessins de Giovanni Francesco Romanelli pour les plafonds du palais. C'est une nouvelle étude de plafond, mystérieuse et passionnante, que présente aujourd'hui, par son intermédiaire, un donateur anonyme, sous réserve d'usufruit et en mémoire d'Odile Flamant, née Fliquet.

Demi-plafond

Auteur
Jean LE MOYNE dit DE PARIS (attribué à) (1638-1713)
Techniques/Materiaux
Graphite, plume et encre brune, aquarelle et rehauts d'or
Dimension
H. : 22,5 cm ; L. : 36,5 cm
Période
Fin du XVIIe siècle
Département de l'oeuvre
Département des Arts graphiques
N° inventaire
RF 55341
Date d'acquisition
2014
Don et leg
Dons d'oeuvres d'art

Tracé à la plume et à l'encre brune sur une esquisse au graphite, relevé d'aquarelle et de rehauts d'or, ce dessin très fini et délicat présente un demi-plafond avec des propositions alternatives. Bien qu'anonyme et non daté, il s'inscrit parfaitement dans la production des peintres ornemanistes de la fin du XVIIe siècle et du début du XVIIIe tels que Jean Bérain, René Chauveau ou Claude III Audran. Leurs décors, dans lesquels les grotesques et arabesques jouent un rôle central, connurent un important succès dans le royaume, mais aussi au-delà des frontières, et notamment à Stockholm, où les artistes français furent appelés à décorer le palais de Nicodème Tessin et le Palais-Royal. Ce dessin pourrait être l'oeuvre de Jean Lemoyne, dit de Paris, un peintre aujourd'hui peu connu, qui avait contribué aux décors de la galerie d'Apollon au palais du Louvre, de la grande galerie de Versailles ou encore de Marly. Cette brillante intuition de Pierre Bonnaure est confortée par les rapprochements que l'on peut établir avec deux estampes d'une suite intitulée Plusieurs dessins de plafonds à Paris, inventés et gravés par Lemoyne vers 1685, de même qu'avec les deux seuls plafonds peints conservés de l'artiste, situés 5 rue du Mail à Paris. Par un de ces effets d'enchainement dont l'histoire de l'art est familière, l'attribution de ce dessin entraîne celle de quatre dessins du Nationalmuseum de Stockholm, et permet de doter Lemoyne d'un premier corpus graphique. Véritable jalon pour la distinction des styles des peintres ornemanistes de la fin du XVIIe siècle, ce généreux don contribue ainsi à la mission que le département des Arts graphiques s'est donnée d'offrir une collection de référence pour le dessin français.