• Nécessaire offert par Louis XV à la reine Marie Leczinska à l'occasion de la naissance du Dauphin en 1729

Nécessaire offert par Louis XV à la reine Marie Leczinska à l'occasion de la naissance du Dauphin en 1729

Contenu dans un coffre en palissandre, le nécessaire comprend une chocolatière et son support, un réchaud, un moulin, un pot à crème, trois boîtes de différentes formes, une passoire, un entonnoir, une pince à sucre, un bougeoir, une sonnette, une petite pince, une grande cuiller à chocolat et deux cuillers à café, le tout en vermeil ; un sucrier, une théière et une paire de gobelets et soucoupes en porcelaine de Chine et du Japon, montés en vermeil ; une paire de tasses et soucoupes en porcelaine de Saxe ; un moussoir en ébène.

Nécessaire offert par Louis XV à la reine Marie Leczinska à l'occasion de la naissance du Dauphin en 1729

Auteur
Henri-Nicolas COUSINET
Techniques/Materiaux
Seize pièces en vermeil, quatre pièces en porcelaine de Chine, deux pièces en porcelaine du Japon et quatre pièces en porcelaine de Saxe ; ébène, bois noirci, palissandre.
Dimension
Coffre : H. 21 cm ; L. 56 cm ; Pr. 44 cm.<BR>Chocolatière : H. 17,5 cm.
Période
1729-1730.
Date de l'oeuvre
1729
Département de l'oeuvre
Département des Objets d'art
Localisation aile
Aile Sully
Localisation salle
1er étage, salle 44, Galerie Niarchos (audioguide n° 6068)
N° inventaire
OA 9598
Date d'acquisition
1955
Prix de l'oeuvre
11 540 000 F

Presque tous les objets de vermeil portent le poinçon de Cousinet ; les cuillers à café portent celui de Blain. Le décor comporte fleurs, roseaux, palmes, feuillage, coquillages, motifs rocaille et dauphins. Sur les pièces les plus grandes se voient les traces des armoiries de la reine. Le motif des dauphins, en accord avec la date, indique que le nécessaire a vraisemblablement été offert à la reine lors de la naissance de l'héritier du trône, en 1729. A la mort de Marie Leczinska, en 1768, le nécessaire se trouvait dans son grand cabinet à Versailles ; il fut alors attribué, selon l'usage de la cour de France, à la comtesse de Noailles, dame d'honneur de la reine. C'est ainsi que, soustrait aux fontes révolutionnaires, il parvint jusqu'à nous, précieux témoin de l'orfèvrerie royale totalement anéantie.