Jeune Femme se peignant

Jeune Femme se peignant

Auteur
Salomon DE BRAY
Techniques/Materiaux
Bois.
Dimension
H. 54 cm ; L. 46 cm.
Date de l'oeuvre
1635
Département de l'oeuvre
Département des Peintures
Localisation aile
Aile Richelieu
Localisation salle
Salle 30
Niveau
2ème étage
N° inventaire
RF 1995-3
Date d'acquisition
1995
Prix de l'oeuvre
4 500 000 F

A demi nue, appuyant son coude gauche sur un coussin et sans doute penchée sur un miroir situé hors de la composition, cette sensuelle Jeune Femme se peignant, par le Harlémois Salomon De Bray, se rattache à la peinture de genre, et en particulier au thème de la femme à sa toilette. Le déséquilibre d'une pose qui n'a pourtant rien d'artificiel a permis à l'artiste de faire jouer la lumière, venant de la droite, sur les formes pleines de ce corps laiteux, tout en courbes et en rondeurs. Le thème, le cadrage à mi-corps et l'éclairage révèlent d'évidentes affinités avec les caravagesques d'Utrecht (Honthorst, Ter Brugghen), mais une plus grande souplesse du traitement de la lumière, un chromatisme moins heurté et la facture ciselée de la chevelure incitent Jacques Foucart à envisager un contact avec Jan Lievens, établi à Leyde - non loin de Haarlem - dans les années 1620. Le modèle de la Jeune Femme se peignant est probablement identique à la Paysanne au chapeau de paille de la Gemäldegalerie de Dresde, signée et datée par Salomon De Bray de 1635. Une datation au milieu des années 1630 semble également devoir être retenue pour le tableau du Louvre, qui pourrait être la naakt wroutie (femme nue) mentionnée en 1704 dans l'inventaire après décès du peintre Cornelis Dusart à Haarlem.