Dernières acquisitions

Assomption de la Vierge

Josse LIEFERINXE / Jean CHANGENET (1493-1508)

Inédite et inconnue des spécialistes, cette Assomption d’une qualité extraordinaire correspond sans doute au dernier élément d’un retable démembré consacré à la vie de la Vierge, dont le Louvre conserve déjà une Visitation, don des Amis en 1991, et une Adoration de l’Enfant. Le revers de l’Assomption représente un saint devant un drap d’honneur en brocart, saint Yves, patrons des gens de justice. Fermé, le retable devait donc donner à voir une merveilleuse galerie de figures devant des brocarts de couleurs variées.

Huile sur panneau double
80 x 60 cm
Acquis en 2019

David jouant de la harpe pour le roi Saül

Antoine-Jean GROS (1771-1835)

Cette œuvre de grande dimension est le dernier grand tableau d'histoire peint par Antoine-Jean Gros (1771-1835). Il est commandé à l'artiste en 1821 par Louis-Philippe d'Orléans qui permet ainsi à Gros de renouer à la fin de sa vie avec la peinture d'histoire qui avait fait son succès sous l'Empire.

huile sur toile
184 x 227cm
Acquis en 2018

Suite de six chaises estampillées M. Cresson

Michel CRESSON (1709-1773)

L’origine du décor du grand salon du château d’Abondant, près de Dreux, remonte aux travaux entrepris entre 1747 et 1750 à l’initiative du marquis de Sourches sous la direction de l’architecte Jean Mansart de Jouy (1705-1783). Après la mort du marquis en 1788, le château resta dans la famille de ses descendants jusqu’à sa vente en 1902, date à laquelle le décor du grand salon fut démonté et remonté dans un hôtel particulier parisien.

Bois
Acquis en 2018

Le Repos de la Sainte Famille

Louis MASRELIEZ (1748-1810)

Un Ami Bienfaiteur vient d’offrir, sous réserve d’usufruit au département des Arts graphiques et par l’intermédiaire de notre Société, dix dessins du XVIIe et XVIIIe siècles. 

Cette donation a été faite en l'honneur de Messieurs Pierre Rosenberg et Louis-Antoine Prat. 


Acquis en 2017

Portrait de femme de profil

anonyme, anciennement attribué à Jean Urbain GUERIN (1760-1836)

Un Ami Bienfaiteur vient d’offrir, sous réserve d’usufruit  au département des Arts graphiques et par l’intermédiaire de notre Société, dix dessins du XVIIe et XVIIIe siècles. 

Cette donation a été faite en l'honneur de Messieurs Pierre Rosenberg et Louis-Antoine Prat. 

pierre noire, lavis gris et noir, peut-être plume et encre noire par endroits
H. 18,2 ; L. 14,9 / montage H. 24, 8 ; L. 21, 7 cm (ovale)
Acquis en 2017

Frise de faunes et de bacchantes d’après un bas-relief antique

Guillaume BOICHOT (1735-1814)

Un Ami Bienfaiteur vient d’offrir, sous réserve d’usufruit  au département des Arts graphiques et par l’intermédiaire de notre Société, dix dessins du XVIIe et XVIIIe siècles. 

Cette donation a été faite en l'honneur de Messieurs Pierre Rosenberg et Louis-Antoine Prat. 

plume et encres noire et grise, fond de lavis gris, annotation en bas à gauche : Boichot in Rome
H. 18,20 ; L. 31, 20 cm.
Acquis en 2017

Paysage de ruines animées

Jean Antoine CONSTANTIN (1756 – 1844)

Un Ami Bienfaiteur vient d’offrir, sous réserve d’usufruit  au département des Arts graphiques et par l’intermédiaire de notre Société, dix dessins du XVIIe et XVIIIe siècles. 

Cette donation a été faite en l'honneur de Messieurs Pierre Rosenberg et Louis-Antoine Prat. 

plume et encre noire, lavis gris
H. 27,5 ; L. 40 cm
Acquis en 2017

Dieu séparant la lumière des ténèbres

Jean-Baptiste REGNAULT (1754-1829)

Un Ami Bienfaiteur vient d’offrir, sous réserve d’usufruit  au département des Arts graphiques et par l’intermédiaire de notre Société, dix dessins du XVIIe et XVIIIe siècles. 

Cette donation a été faite en l'honneur de Messieurs Pierre Rosenberg et Louis-Antoine Prat. 

plume et encre brune, lavis brun, sur traits de pierre noire Signé à la plume et encre brune en bas à droite : Regnault
H. 18, 3 ; L. 13, 8 cm
Acquis en 2017

Sainte tenant un cœur ardent, couronnée par un angelot qui lui apporte la palme du martyre, avec la mosquée Süleymaniye à l’arrière-plan

anonyme français

Un Ami Bienfaiteur vient d’offrir, sous réserve d’usufruit  au département des Arts graphiques et par l’intermédiaire de notre Société, dix dessins du XVIIe et XVIIIe siècles. 

Cette donation a été faite en l'honneur de Messieurs Pierre Rosenberg et Louis-Antoine Prat. 

plume et encre noire, lavis gris et brun et rehauts de gouache blanche sur une esquisse préliminaire à la pierre noire, sur papier verger brun
H. 21,4 ; L.17,4 cm
Acquis en 2017

Ruines des Tuileries après la Commune

Hubert CLERGET (1818-1899)

Un Ami Bienfaiteur vient d’offrir, sous réserve d’usufruit  au département des Arts graphiques et par l’intermédiaire de notre Société, dix dessins du XVIIe et XVIIIe siècles. 

Cette donation a été faite en l'honneur de Messieurs Pierre Rosenberg et Louis-Antoine Prat. 

crayon noir, lavis gris, gouache blanche sur papier brun, annoté au crayon noir en bas à droite : tuileries 15 7bre 1873
H. : 11 cm L. : 30 cm
Acquis en 2017

Portrait de Anne Claude Philippe de Thubières, comte de Caylus

Louis-Claude VASSÉ (1716 - 1772)

Grâce à la générosité de la Société des Amis du Louvre, le département des Sculptures a pu acquérir un exceptionnel médaillon en bronze représentant le comte de Caylus (1692-1765) par Louis-Claude Vassé (1717-1772). Ce portrait faisait partie du monument funéraire du Comte érigé en 1769 à Saint-Germain-l’Auxerrois. 

médaillon en bronze à patine brune; dans un cadre en bois doré
Diam. (bronze) 51,5 cm; 20⅓ in.
Acquis en 2017

Mars quittant les armes

Michel ANGUIER (1612-1686)

Dans la série des bronzes de la Couronne, Mars quittant les armes est l'une des créations les plus originales de Michel Anguier (1614-1686) et l'un des bronzes les plus rares. Il fut offert au Roi Louis XIV par André Le Nôtre en 1693, avec trois autres bronzes de la série conservé au musée du Louvre. Jupiter (n°191), Junon (n°192), et Amphitrite (n°180).

            Mars quittant les armes n’est pas un sujet martial, mais, au contraire, une évocation de la violence du désir amoureux. Le dieu a les yeux rivés sur sa maîtresse, tandis qu’il arrache son manteau d’une main impatiente ; la torsion de son corps exprime l’impétuosité de son désir.

            Cet intérêt pour l'expression des passions, assez précoce en France sous cette forme systématique, se comprend très bien après le séjour d'Anguier à Rome, où ces questions étaient très débattues par artistes et théoriciens. Dans la théorie artistique, la rationalisation des émotions selon les modes et les dieux de l’Antiquité était alors le nec plus ultra.

            L'enjeu n'était pas seulement intellectuel : il s'agissait aussi d'importer une autre réalité italienne passionnément collectionnée en France : les statuettes de bronze, produites par les ateliers florentins issus de celui de Giambologna. De ce point de vue, la série est une affirmation ambitieuse, et le parfait manifeste des buts de l'Académie Royale, récemment créée.

            L'acquisition de ce chef d’œuvre de l'art français a pu être réalisée à l'occasion des 120ans de la Société des Amis du Louvre grâce au généreux soutien de M. Eric de Rotschild et au legs de Mme Jacqueline Vrettos.

Bronze
H. : 50cm
Acquis en 2017

Etude pour Thalie

Giovanni BAGLIONE (1566-1643)

Cette étude préparatoire pour Thalie, La Muse de la Comédie, par Giovanni Baglione, (Rome 1573-1643) appartient à la série de tableaux représentant Apollon et les neuf Muses destinés à orner une salle de la Villa Favorita à Mantoue. Cet ensemble exécuté vers 1620 avait été commandé par le cardinal Ferdinando Gonzague, duc de Mantoue. Pour obtenir une faveur de la part de la reine Marie de Médicis, le duc, informé de ses goûts, lui fit envoyer la série complète en 1624.

Sanguine, plume et encre brune, lavis brun
H. : 11,9cm L. : 9,8cm
Acquis en 2017

Bucéphale dompté par Alexandre (recto)

Antoine-Jean GROS (1771-1835)

Exceptionnel dans l'oeuvre graphique de Gros, ce dessin représente la rencontre entre le jeune Alexandre et son cheval, Bucéphale, qui l'accompagnera dans la conquête de son empire, tel que le raconte Plutarque dans sa Vie d'Alexandre. Cet étalon, descendant selon la tradition grecque de l'une des juments de Diomède, était particulièrement farouche et rétif, à tel point que Philippe de Macédoine avait même refusé de le choisir comme monture. Son fils Alexandre émit alors des regrets et se vit promettre Bucéphale à la seule condition de le dompter. Le jeune prince, s'étant aperçu que la bête avait peur de son ombre, parvint à la calmer en la plaçant face au soleil. Bucéphale n'acceptera d'autre cavalier qu'Alexandre par la suite. Un tel sujet ne pouvait que séduire un jeune artiste amateur de chevaux tel que Gros, élève de David et célèbre peintre des batailles napoléoniennes. Il s'y attela au cours de son séjour italien, probablement vers 1800. Plusieurs dessins témoignent de ses recherches sur ce sujet qu'il ne réalisa cependant jamais sur toile. L'étude est un chef-d'oeuvre de fougue et de virtuosité tant dans le traitement des figures qui tourbillonnent que dans l'utilisation du lavis d'encre et de ses multiples nuances. La place de Gros en précurseur du romantisme, admiré par des artistes tels que Delacroix et Géricault, prend tout son sens à la vue du ballet vibrant qui se joue ici entre l'adolescent gracile et ce majestueux cheval cabré. Cette oeuvre spectaculaire provient de la collection de Gaston Delestre, expert en peinture et dessins, et petit-neveu de Jean-Baptiste Delestre (1800-1871), élève de Gros et auteur de sa première biographie (1845). 

 

Plume et encre brune, lavis de sépia
H. : 19,8 ; L. : 28,8 cm
Acquis en 2017

La Parabole du bon grain et de l'ivraie

Domenico Maria VIANI (1668-1711)

Cette peinture sur cuivre de format ovale attribuée au peintre bolonais Domenico Maria Viani (1668-1711) a pour sujet la parabole évangélique du bon grain et de l'ivraie. Elle vient compléter dans les collections du Louvre une première peinture de même dimension et de thème voisin dont elle est le pendant, représentant l'épisode de la parabole du retour du fils prodigue (Luc 15, 11-32) offerte en 2010 par Héléna et Guy Motais de Narbonne.

Peinture sur cuivre
H. 0,45 cm ; L. 0,59 cm
Acquis en 2017

La reddition d'Ulm

Antoine-Jean GROS (1771-1835)

Ce dessin revient sur l’un des hauts faits de l’épopée napoléonienne : la reddition de l’armée autrichienne du générale Mack auprès de Bonaparte survenue dans la ville d’Ulm, le 20 octobre 1805. Suite à un court bombardement de l’armée française, l’armée autrichienne se rend rapidement et le général Mack négocie avec Bonaparte les conditions d’une reddition.

Plume et encre brune, pierre noire
H. : 23; L. : 31,5 cm
Acquis en 2017

Joas sauvé de la persécution d'Athalie

Gioacchino ASSERETO (1600-1649)

Gioacchino Assereto est une figure majeure de l'école génoise du XVIIe siècle. Peintre local, il a été très tôt influencé par l'art maniériste lombard et par l'oeuvre de Caravage, de Rubens et de Van Dyck bien représentés dans les collections de Gênes. En dehors de quelques tableaux d'autel et de rares décors à fresque, Assereto est surtout l'auteur de peintures destinées à des collectionneurs qui empruntent leurs sujets à l'Ancien Testament. Le sujet de cette toile peinte en 1645 est très rare : il trouve son origine dans le récit biblique de l'histoire d'Athalie au IXe siècle avant Jésus-Christ. Après la mort de son fils Ochozias, la souveraine du royaume de Juda, a décidé de faire tuer tous les héritiers mâles susceptibles de monter sur le trône parmi lesquels Joas, son petit-fils encore enfant. Assereto a ici représenté la tentative d'assassinat de Joas par un émissaire d'Athalie que l'on voit surgir sur la gauche, brandissant un poignard. Heureusement, Josheba, tante de Joas, se saisit du garçon pour lui épargner une mort tragique, tandis qu'il laisse échapper la couronne annonçant son destin de futur roi. Grâce à l'éloquence exceptionnelle des gestes soulignée par la lumière, la composition d'Assereto met en évidence la tension brutale entre l'intention de mort et le sauvetage de l'enfant. Les figures sont disposées en frise et l'efficacité émotionnelle de la scène est renforcée par la gestuelle savante des mains, au centre et sur les bords. Le musée du Louvre ne conservait jusqu'ici aucune oeuvre d'Assereto dans ses collections de peinture italienne.

Huile sur toile
H. : 147,5 ; L. : 195,5 cm
Acquis en 2017

Marbre d’Anatolie
H.: 36 ; L.: 23 ; P. : 25 cm
Acquis en 2017

Statue-vase d'Iran du Nord

Iran (Kaluraz, dans la province de Gilan)

Grâce à la générosité de Mademoiselle Jacqueline Blottin, une ancienne élève de l'Ecole du Louvre passionnée par l'archéologie orientale, qui fit de la Société des Amis du Louvre sa légataire universelle, une exceptionnelle statue iranienne de Kaluraz (Iran du Nord) vient d'entrer dans les collections du département des Antiquités orientales. Datée du Ier millénaire avant J.C., elle révèle une filiation évidente avec les statues anthropomorphes et zoomorphes de l'Age de Fer découvertes par l'archéologue iranien Ezat O. Neghaban au début des années 1960 sur le site de la nécropole de Marlik, non loin de Kaluraz. Sa coiffure étagée en trois anneaux correspond à un col qui s'ouvre au sommet sur une embouchure de vase. Elle est entièrement creuse ; la pâte utilisée est de couleur orangée et elle est lustrée en surface. La statue-vase de Kaluraz est une personnalité féminine dont la nature n'est pas élucidée. Elle est parée d'attributs prestigieux dont certains ont disparu : elle portait initialement des colliers et des boucles aux oreilles qui s'inséraient dans les deux perforations bien visibles de part et d'autre de la tête et elle fut dotée d'une majestueuse coiffure qui s'étire en hauteur et se prolonge à l'arrière par une longue natte très soignée, bordée de chaque côté par des mèches de cheveux libres rendues par des incisions. Appartenant à un type de représentation connu à une dizaine d'exemplaires, la statue du Louvre dépasse ses semblables par la taille et elle les surpasse par l'équilibre de ses proportions. Cette statue féminine d'Iran sera pour la première fois exposée au Louvre à partir du 31 janvier 2013, dans le cadre de l'actualité archéologique du département des Antiquités Orientales, Aile Richelieu, Rez-de-chaussée, salle 3bis.

Terre cuite lustrée
H. 46 cm
Acquis en 2016

Table de Breteuil

Johann Christian NEUBER (1736-1808)

La table dite de « Teschen », également appelée « table de la Paix », est un chef-d'oeuvre de la joaillerie allemande et un monument de l'histoire de la diplomatie européenne. Elle fut offerte au baron de Breteuil, ministre de Louis XVI, par l'impératrice d'Autriche Marie-Thérèse, mère de Marie-Antoinette, en remerciement de son efficace médiation entre la Prusse et l'Autriche lors de la guerre de succession de Bavière de 1779. Le traité de paix de cette guerre, qui menaçait l'équilibre des forces européennes, fut signé le 13 mai 1779 dans la petite ville de Teschen, située aux confins de la Tchéquie et de la Pologne. Par l'audace de sa conception et la virtuosité de son exécution, ce meuble demeure le chef-d'oeuvre incontesté de Johann Christian Neuber (1736-1808). Cet orfèvre de la cour de Saxe avait inventé la technique de la « Zellenmosaic », une mosaïque de pierres dures et semi-précieuses tirées des gisements saxons dont il ornait ses tabatières, faisant d'elles de véritables petits cabinets de minéralogie. La table de Breteuil en est l'aboutissement extrême : jamais Neuber n'est allé aussi loin, puisque 128 échantillons de minéraux tapissent le plateau, la ceinture et les pieds de la table. La volonté commémorative du donateur s'exprime dans les cinq médaillons de porcelaine de Meissen intégrés au plateau de la table : délicatement exécutés en grisaille par le peintre Johann Eleazar Zeissig dit Schenau, ils célèbrent pour la postérité l'action du baron de Breteuil en faveur de la Paix et des Arts.

Bronze doré, pierres dures, porcelaine de Saxe sur âme de bois.
L. : 70,5 cm
Acquis en 2016