Dernières acquisitions

Bronze
H. : 50cm
Acquis en 2017

Mars quittant les armes

Michel Anguier

Huile sur toile
H. : 147,5 ; L. : 195,5 cm
Acquis en 2017

Joas sauvé de la persécution d'Athalie

Gioacchino ASSERETO

Gioacchino Assereto est une figure majeure de l'école génoise du XVIIe siècle. Peintre local, il a été très tôt influencé par l'art maniériste lombard et par l'oeuvre de Caravage, de Rubens et de Van Dyck bien représentés dans les collections de Gênes.

Terre cuite lustrée
H. 46 cm
Acquis en 2017

Statue-vase d'Iran du Nord

Iran (Kaluraz, dans la province de Gilan)

Grâce à la générosité de Mademoiselle Jacqueline Blottin, une ancienne élève de l'Ecole du Louvre passionnée par l'archéologie orientale, qui fit de la Société des Amis du Louvre sa légataire universelle, une exceptionnelle statue iranienne de Kaluraz (Iran du Nord) vient d'entrer dans les collections du département des Antiquités orientales. Datée du Ier millénaire avant J.C., elle révèle une filiation évidente avec les statues anthropomorphes et zoomorphes de l'Age de Fer découvertes par l'archéologue iranien Ezat O. Neghaban au début des années 1960 sur le site de la nécropole de Marlik, non loin de Kaluraz. Sa coiffure étagée en trois anneaux correspond à un col qui s'ouvre au sommet sur une embouchure de vase.

Bronze doré, pierres dures, porcelaine de Saxe sur âme de bois.
L. : 70,5 cm
Acquis en 2017

Table de Breteuil

Johann Christian Neuber (Neuwernsdorf 1736-Eibenstock 1808)

La table dite de « Teschen », également appelée « table de la Paix », est un chef-d'oeuvre de la joaillerie allemande et un monument de l'histoire de la diplomatie européenne. Elle fut offerte au baron de Breteuil, ministre de Louis XVI, par l'impératrice d'Autriche Marie-Thérèse, mère de Marie-Antoinette, en remerciement de son efficace médiation entre la Prusse et l'Autriche lors de la guerre de succession de Bavière de 1779. Le traité de paix de cette guerre, qui menaçait l'équilibre des forces européennes, fut signé le 13 mai 1779 dans la petite ville de Teschen, située aux confins de la Tchéquie et de la Pologne. Par l'audace de sa conception et la virtuosité de son exécution, ce meuble demeure le chef-d'oeuvre incontesté de Johann Christian Neuber (1736-1808).

Marbre
H.: 36 ; L.: 23 ; P. : 25 cm
Acquis en 2017

Portrait de Pompée (dite Pompée Jandolo)

Conquérant et ennemi de Jules César à la fin de la République romaine, Pompée (106-48 avant J.-C.) n'a que trois portraits connus dans le monde, dont deux sont conservés au musée archéologique de Venise, l'autre à la glyptothèque de Copenhague.

Plume et encre brune, lavis de sépia
H. : 19,8 ; L. : 28,8 cm
Acquis en 2017

Bucéphale dompté par Alexandre (recto)

Gaston Delestre

Exceptionnel dans l'oeuvre graphique de Gros, ce dessin représente la rencontre entre le jeune Alexandre et son cheval, Bucéphale, qui l'accompagnera dans la conquête de son empire, tel que le raconte Plutarque dans sa Vie d'Alexandre. Cet étalon, descendant selon la tradition grecque de l'une des juments de Diomède, était particulièrement farouche et rétif, à tel point que Philippe de Macédoine avait même refusé de le choisir comme monture. Son fils Alexandre émit alors des regrets et se vit promettre Bucéphale à la seule condition de le dompter. Le jeune prince, s'étant aperçu que la bête avait peur de son ombre, parvint à la calmer en la plaçant face au soleil. Bucéphale n'acceptera d'autre cavalier qu'Alexandre par la suite. 

Plomb.
H.: 42 cm. Piédouche : 11 cm. L.: 33 cm.
Acquis en 2016

Portrait de Matthew Prior (d'après un buste en marbre de Coysevox)

John CHEERE (1709-1787)

John Cheere est l'un des meilleurs sculpteurs anglais du XVIIIe siècle, spécialisé dans le travail du plomb, composant les bustes de personnalités littéraires ornant les bibliothèques privées d'Angleterre. Il s'agit ici d'un rare portrait de Matthew Prior, célèbre poète diplomate francophile et francophone d'outre-Manche. Celui-ci profita d'un séjour à Paris en 1698-1699, pour demander à Antoine Coysevox, un buste en marbre à son effigie, aujourd'hui conservé à l'abbaye de Westminster.

Papier, encre noire, lavis brun, peinture à l'or.
H. 188,5 ; L. 159,5 cm
Acquis en 2016

Lion aux fleurons

Cette arabesque léonine dans un paysage végétal est un chef-d'oeuvre de l'enluminure islamique. Elle nous rappelle qu'aux XVe et XVIe siècles, les élites iranienne et ottomane collectionnaient des compositions graphiques de fantaisie qui prenaient place dans des albums reliés que l'on aimait feuilleter régulièrement. Ce dessin étonnant exprime aussi la rencontre entre des formes chinoises et des motifs plus abstraits issus de la tradition islamique médiévale. A la Chine revient le paysage végétal (nuages, champignons d'éternité, fleurs de lotus, arbres printaniers), et au monde islamique l'ossature du lion qui s'est muée en un réseau dynamique d'arabesques.

Enluminure sur parchemin
H. 180; L. 113 cm
Acquis en 2016

Initiale (lettre I) enluminé

Cette enluminure représentant la lettre I est un très beau témoignage du style maniériste italo-français présent dans la peinture de livres vers 1540-1550. Elle provient du même livre de choeur ou du même chansonnier certainement très luxueux que deux initiales offertes au Louvre par le comte de Viel-Castel en 1854. La lettre est composée à la manière d'une pièce d'orfèvrerie de l'Ecole de Fontainebleau projetant son ombre sur un fond d'azur.

Terre cuite.
H. 18,5 ; L. 26,5 cm
Acquis en 2016

Moulages des terres cuites de la collection Gaudin

Ce bel ensemble de moulages a été réalisé au XIXe siècle d'après des terres cuites de la collection dite « Gaudin », conservées au Louvre et datant du IIe siècle avant J.-C.

Noyer et chêne, traces de dorure
H. 188,5 cm ; L. 159,5 cm ; Pr. 55 cm
Acquis en 2016

Armoire

Hugues SAMBIN (1520-1601) (attribué à)

Cette armoire bicorps ouvrant par deux portes à chaque niveau, est typique de la seconde moitié du XVIe et du début du XVIIe siècle. Elle est scandée au niveau inférieur de termes représentant des soldats, l'un combattant et l'autre victorieux, tandis que des caryatides symbolisent la Justice, la Force et la Prudence au niveau supérieur.


Acquis en 2016

Un nouveau cadre pour la Sainte Françoise Romaine

La Société des Amis du Louvre a offert au département des Peintures un cadre italien du XVIIe siècle pour la Sainte Françoise Romaine.

À l'automne 2011, à l'occasion de l'exposition au Grand Palais Nature et Idéal, la Société des Amis du Louvre organisait son premier voyage des commissaires d'exposition dans la Rome du XVIIe siècle, sur les traces de Claude Gelée et Nicolas Poussin.


Acquis en 2016

Un fonds d'archives des fouilles de Rhodes

Grâce au soutien de la Société des Amis du Louvre et au legs de Mme Jeannine Marchesseau, le département des Antiquités grecques, étrusques et romaines a pu acquérir le 25 mars 2015 plusieurs lots d'archives, ayant appartenu à l'archéologue-photographe Auguste Salzmann (1824-1872). Ce fonds, déjà identifié grâce à une vente partielle survenue en 2011, a été vendu dans sa totalité par un collectionneur, Pierre Marc Richard, qui en fit l'acquisition dans les années 1970.


D: 49,5 cm.
Acquis en 2015

Grand bassin d'apparat

Nevers

Ce grand bassin circulaire en faïence de Nevers à décor de grand feu présente un fond légèrement creux et une large aile plate. Le décor se déploie sur toute la surface du bassin. Au centre, deux Chinois, installés à l'ombre d'un dattier chinois, sont occupés à déguster des dattes, suscitant la convoitise d'un flamant (à gauche) et d'un héron coiffé (à droite). Au-devant, des rochers, des feuillages et des oiseaux débordent largement sur l'aile, incitant à lire la composition verticalement, comme un tableau, sans aucun compartimentage.

Marbre
H. 97 cm, L. 46 cm, P. 35 cm
Acquis en 2015

L'Amour essayant une de ses flèches

Jacques Saly

"Le 6 octobre 2015 le musée du Louvre a lancé, avec la campagne « Tous mécènes ! » et le soutien déterminant de la Société des Amis du Louvre, une souscription publique afin de réunir les fonds nécessaires à l'acquisition d'un chef d'oeuvre, L'Amour essayant une de ses flèches de Jacques Saly. La statue commandée par la marquise de Pompadour au début de l'année 1752, terminée durant l'été 1753 fut présentée à Louis xv le 11 août 1753. Destinée dans un premier temps au décor du château de Crécy, l'oeuvre fut rapidement envoyée au château de Bellevue, demeure de prédilection de la marquise. Celle-ci lui accorda une place privilégiée, au centre d'une « petite galerie » bien éclairée par des portefenêtres donnant sur le jardin. Après la vente de Bellevue, elle retrouva une place d'honneur à l'hôtel d'Evreux, résidence parisienne de Mme de Pompadour.

Huile sur toile
H. 92; L. 70cm
Acquis en 2015

Pandore

Ecole de Fontainebleau

"Le tableau a été acquis en vente publique en janvier dernier par la Société des Amis du Louvre pour être offert au musée. Il était connu par une ancienne photographie datant de son passage dans la vente de la collection du Comte Bassi à Milan en 1898, où il était attribué à Francesco Primaticcio dit le Primatice. Le tableau fut par la suite attribué à Nicolò dell'Abate. Comme l'a depuis souligné Dominique Cordellier, il s'agit en effet d'une oeuvre caractéristique de la facture libre et élégante de Nicolò dell'Abate, mais qui travaille ici certainement sur une idée et probablement un dessin de Primatice. Et c'est cette intime parenté du tableau avec les inventions de Primatice qui fait tout son intérêt et toute sa rareté.

Tempera et or sur panneau
H. : 48,1 ; L. : 34,6 cm
Acquis en 2014

Pietà dite « Pieta Gillot ».

Gonçal PERIS Valence (Espagne), actif entre 1380 et 1451

Gonçal Peris est l'un des « primitifs » les plus importants de la peinture espagnole et européenne, figure dominante du style gothique international à Valence. Encadrée dans ses deux tiers supérieurs d'une bordure incisée de motifs évoquant des feuilles de chêne l'oeuvre se caractérise à la fois par une simplicité de mise en page et un grand raffinement dans l'invention et l'exécution. La Vierge porte sur ses genoux le corps de son fils mort. Celui-ci laisse voir les stigmates de son supplice. Il porte pour tout atour le périzonium et la couronne d'épines.

Graphite, plume et encre brune, aquarelle et rehauts d'or
H. : 22,5 cm ; L. : 36,5 cm
Acquis en 2014

Demi-plafond

Jean LE MOYNE dit DE PARIS (attribué à) (1638-1713)

En 2014, la Société des Amis offrait au musée du Louvre deux dessins de Giovanni Francesco Romanelli pour les plafonds du palais. C'est une nouvelle étude de plafond, mystérieuse et passionnante, que présente aujourd'hui, par son intermédiaire, un donateur anonyme, sous réserve d'usufruit et en mémoire d'Odile Flamant, née Fliquet.

Ivoire
H. 22 ; L. 4,5 cm et H. 23,5 ; L. 5cm.
Acquis en 2013

La Synagogue et Saint-Jean

Le groupe de la Descente de Croix conservé au Louvre est une des oeuvres phares de l'art gothique français. À ce très rare groupe manquaient deux statuettes, considérées comme à jamais perdues: le Saint Jean et l'allégorie de la Synagogue. Leur identification en 2011 chez un collectionneur français est un événement considérable. Leur acquisition par le musée du Louvre a été rendue possible grâce au mécénat collectif des Amis du Louvre, du groupe AXA Art, et de plus de 4000 donateurs individuels qui ont participé à la souscription publique. Grâce à la générosité de la Société des Amis du Louvre, la Synagogue a pu faire immédiatement son entrée dans les collections nationales. La Synagogue penche sa tête aux yeux bandés.

Mine et rehauts de gouache, or sur papier (pages) ; cuir doré aux petits fers (reliure)
H. : 34 cm ; L. : 25 cm
Acquis en 2013

Album de peintures et de dessins en concertina

Inde moghole (Hyderabad, Oudh ou Dehli)

Cet album de peintures mogholes d'une qualité rare nous est parvenu dans un état de conservation remarquable. S'y ajoute une origine prestigieuse : acquis en Inde entre 1765 et 1784 par James Forbes, écrivain, dessinateur et essayiste écossais au service de la compagnie anglaise des Indes orientales, l'album passa en ligne directe à son petit-fils, l'homme politique français Charles de Montalembert, théoricien du catholicisme libéral sous la Monarchie de Juillet, dont les armes familiales figurent sur l'album.