• L'Amour essayant une de ses flèches
    L'Amour essayant une de ses flèches

L'Amour essayant une de ses flèches

"Le 6 octobre 2015 le musée du Louvre a lancé, avec la campagne « Tous mécènes ! » et le soutien déterminant de la Société des Amis du Louvre, une souscription publique afin de réunir les fonds nécessaires à l'acquisition d'un chef d'oeuvre, L'Amour essayant une de ses flèches de Jacques Saly. La statue commandée par la marquise de Pompadour au début de l'année 1752, terminée durant l'été 1753 fut présentée à Louis xv le 11 août 1753. Destinée dans un premier temps au décor du château de Crécy, l'oeuvre fut rapidement envoyée au château de Bellevue, demeure de prédilection de la marquise. Celle-ci lui accorda une place privilégiée, au centre d'une « petite galerie » bien éclairée par des portefenêtres donnant sur le jardin. Après la vente de Bellevue, elle retrouva une place d'honneur à l'hôtel d'Evreux, résidence parisienne de Mme de Pompadour.

L'Amour essayant une de ses flèches

Auteur
Jacques Saly
Techniques/Materiaux
Marbre
Dimension
H. 97 cm, L. 46 cm, P. 35 cm
Date de l'oeuvre
1753
Département de l'oeuvre
Département des Sculptures
Date d'acquisition
2015

Jacques Saly, élève de Guillaume Coustou, exécuta la statue à son retour d'Italie. Le piédestal de l'Amour fut sculpté dès 1755 par un ami de Saly, Jacques Verberckt, auteur d'admirables boiseries exécutées aux châteaux de Versailles et de Fontainebleau. Le sujet de la statue est décrit par l'influent amateur Mariette qui la vit dans l'atelier de l'artiste : « Il a voulu représenter l'Amour enfant qui essaye une de ses flèches : il la tient de la main droite et posant le doigt de la main gauche sur la pointe de cette arme cruelle, il juge du mal qu'il va causer; il est debout près d'une souche environnée de toutes parts de rosiers ». Après la mort de Mme de Pompadour, l'Amour de Saly et son piédestal par Verberckt vont être acquis par un grand amateur, Blondel de Gagny, puis son fils Blondel d'Azincourt, avant d'être achetés sous le Directoire par un riche négociant en grains, Ignace-Joseph Vanlerberghe. L'oeuvre fut ensuite transmise à ses descendants jusqu'à aujourd'hui. Sa haute qualité artistique et patrimoniale a motivé la décision prise par l'Etat en 2006 de la considérer comme un trésor national."